mercredi 3 août 2011

D’autres siècles

Nous voici donc à jogjakarta (jogja), il est 8h30 le 31.07.

Nous trouvons un bus pour le Kraton (quartier du sultan, 25 000 personnes y vivent dont plus de 1000 sont à son service, de génération en génération et la majorité de plus de 50 ans). Le quartier présente une quiétude dont nous n’avions pas l’habitude et nous tombons sous le charme. L’architecture hollando javanaise du temple est surprenante, tout comme les statues, qui même si elles sont parfaitement identiques, ont une signification particulière selon leur orientation… nous découvrons également une extraordinaire collection de… chaussettes, boutons de manchettes et de couvercles de théières… les batiks, vêtements aux motifs traditionnels, dont chaque personnage important semble avoir un exemplaire unique sont également exposés.

Apres avoir compris que le spectacle de danse traditionnel était annulé pour cause de ramadan (qui commence le lendemain) nous partons en quête du marché aux oiseaux. Nous tombons en premier sur le temple dédié à l’eau, une magnifique entrée ainsi qu’un beau et surprenant bassin derrière les escaliers. Cependant la visite s’arrêtera là, le chemin nous conduit vers la sortie. Apres quelques centaines de mètres sur l’artère principale, nous prenons une petite traverse parallèle et cheminons entre les habitations. L’endroit est calme et magnifique. Nous apprécions vraiment cette partie de l’Indonésie qui contraste tellement avec ce qu’il se passe 20 mètres à côté.

Le marché aux oiseaux… les premières cages contenaient quelques jolis petits oiseaux colorés et puis, petit à petit les cages se sont remplies jusqu’à arriver à l’immondice… Près d’une centaine d’oiseau dans une même boite ayant juste la place de se déplacer. D’autres animaux étaient également en captivité tel que boa, anaconda ou singes.

Non, ils n'ont pas été peints comme nous le pensions au premier coup d’œil...

Protégé l’espèce? Oui, bien sur, protégé par la cage!!!

Nous repartons un peu dégoutés. Cet après midi, nous avons rendez vous avec une amie de Peta qui doit nous montrer une des merveilles de l’Indonésie, les temples de Prambanan, inscrits au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Des merveilles de constructions en pierres de tailles, sans mortier et dont chaque pierre est finement gravée de statues ou de scènes diverses.

Suite au tremblement de terre de 2006 certaines parties du temple ont été ravagées

Nous finirons la journée épuisés mais vraiment heureux de ce que nous avons vus. Une chambre climatisée pour 2 avec eau chaude dans la douche (250 000rps ou 20 €). A oui, petit problème de la journée, l’appareil photo n’a plus voulu en prendre vers la fin de la visite du temple (les n° de photo étaient arrivé au maximum, rien à faire, on à tout essayé, il faudra acheter une autre carte demain). Nous ne mettons pour l'instant que des photo tirées sur google.

Sorry and see you soon

mercredi 27 juillet 2011

Délires d'autres mondes

Nous voila donc repartis pour du design et de la réflexion sur notre projet. En effet, la barrière de la langue nous a fait mal interpréter les commentaires de nos dirigeants. En tout cas, après une longue discussion concernant notre ressentis quand au projet, à été convenu que nous devions re-designer les supports de culture de la désormais connue Tetrastigma et de la main way qui, si elle ne nous semble plus utile dans ces conditions, doit quand même faire partie intégrante du projet.

Le deuxième point de discussion concernait notre stage et plus particulièrement notre prochain projet. Depuis quelques jours nous faisions de l’appel du pied pour aller visiter les parcs nationaux, dont celui d’Ujung Kulon (ambiance plage de sable fin et rhinocéros sur la berge d’en face). Nous devons pour cela prendre en charge les déplacements, ce qui nous conviendrait à condition de quitter notre appartement car notre budget se rétrécit de jours en jours.

Qu’à cela ne tienne, nous rédigeons notre programme avec nos estimations de coûts et nous l’envoyons à Ibu Tino. Nous aurons la réponse bientôt.

En attendant, c’est reparti pour sketchup. Ces longues heures passées à se prendre la tête sur le fonctionnement du logiciel n’auront finalement pas été vaines puisque nous maitrisons désormais une bonne partie des outils. Tom à été officiellement surnommé le « geeker » par Fred car celui-ci est capable de passer la journée sans décrocher de son écran. Quand on voit le résultat, on comprend.


Notre projet avance à grands pas et nous pensons pouvoir le clôturer en cette fin de semaine.


D’autres pensées :

Non… Ce mot est bien court, il est pourtant fort de signification. Ses conséquences peuvent parfois être lourdes à porter. Il signifie le refus, la prise de partis, la volonté d’imposer son idée. Cela peut paraitre simple dit comme ça, il nous semble cependant que beaucoup de gens ne savent pas l’employer. Particulièrement les indonésiens. Nous développerons ce point dans un autre message.

mardi 26 juillet 2011

La barrière de la langue- regards croisés


GTdba,neau uhqduyqUHDh  hdydhtijnudnn jujumimititi pouettepouette rrr…

C’est déconcertant non ? Vous n’avez rien compris ce qui est écris là…
Le langage est notre principal lien à l’autre alors quand il s’altère tout devient plus compliqué, les barrières s’érigent, les non-dits, les frustrations, les malentendus s’installent, les mauvaises interprétations font légion.
Comment ne pas faire ce constat après ces quelques semaines dans ce pays du bout du monde ? Nous vivons au quotidien la barrière de la langue. Cette impression est permanente dés que nous sortons de ce 18m² à demi climatisé. La barrière de la langue est quelque chose de bien réelle et la vivre à outrance, isole.
Nous avons pu l’expérimenter sur des mots d’anglais interpréter de façon différente. L’anglais pratiqué par un français et un indonésien sont marqués par les cultures propres et comment comprendre le même sens pour tous les mots. Dans la même langue, un mot peut avoir plusieurs intonation, plusieurs tonalités, plusieurs sens ou interprétations possibles alors lorsque deux cultures se parlent à travers une langue qui n’est la langue maternelle pour aucune des deux… L’anglais est un outil génial mais difficile à manipuler en nuances et à adapter à d’autres cultures.
Comment ne pas niveler par le bas les échanges et la pertinence des ressentis à exprimer ?
Dans le travail, la barrière de la langue vient se mélanger à nos propres fonctionnements et dysfonctionnements. Dois-je interpréter la phrase qui vient de m’être dit comme un ordre, une recommandation ? Dois-je y voir une reconnaissance de mon travail et simplement un du pour eux étant donné notre niveau ? Toutes ces questions sont difficiles à se poser en direct. Même si le vocabulaire anglais permet de faire des nuances de ce type, il faut l’avoir en bouche au bon moment et surtout il faut avoir les mêmes traductions dans les deux pays. Lorsque l’on voit le dico Français-indonésien, on en doute. Certaines traductions données appartiennent quasiment à l’ancien français. Ainsi sur le moment et même après, toutes les impressions sont possibles, les incompréhensions commencent alors à prendre le dessus. Ainsi par rapport à Dc Tinoek et à Peta, nous avons du mal à nous faire une idée sur ce qu’elles demandent exactement, ce qu’elles pensent de nos travaux.
 by Tom

Le langage.
80% d’un dialogue se fait par les non-dits : attitude, expression faciale, environnement, mais également selon la connaissance que l’on a de son interlocuteur. Ou plutôt de l’image que l’on s’est faite de lui.
Ainsi, une discussion avec une personne inconnue va nous demander un effort supérieur qu’avec une personne connu. Mais à partir de quel moment pouvons nous dire que nous connaissons une personne ?
Apres 1 mois de stage, nous connaissons mieux les personnes du « bureau » (qui n’existe pas par ailleurs, ce qui doit également influencer notre interprétation des discussions), mais pouvons nous considérer que nous parvenons à discuter avec elles en limitant, ou du moins en comprenant les interprétations ?
Pour les deux partis, l’anglais est une langue étrangère, cependant, l’expérience internationale de Ibu Tino et Peta leurs permet de mieux maitriser cette langue désormais commune. Notre compréhension des phrases et de leurs sens est correctes, nous comprenons les sujets abordés et sommes capable d’échanger avec les personnes. Cependant, nous avons été surpris ces derniers jours par ces interprétations et « erreurs » de compréhensions.
Le projet Rafflesie nous a été confié sans deadline ni guidelines. Nous avions présenté les types de travaux que nous étions capables de faire à l’école, nous sommes donc partis dans cette direction. Méthode IMRAD : Introduction, Méthode, Résultat, Analyse, Discussion. C’est donc après 1 semaine intensive de recherche sur la Rafflesie et son hôte que nous avons pu commencer notre rapport ainsi que nos designs. Cependant, nous avons fonctionné de la même façon qu’à l’ITIAPE, de manière autonome.
C’est donc certainement à cause de la barrière de la langue, et donc par l’interprétation des non dits, que nous avons compris que nous devions créer un espace à but scientifique, ludique et pédagogique. Le résultat nous semblait bon pour le temps impartis, cependant, les clients avaient pensés la zone d’une autre manière, disons avec moins de facteurs (réf au CS pour les ITIAPIENS). Sommes-nous réellement allés trop loin ? Avons-nous l’esprit encadré par notre formation (esprit scientifique et technique) ? Le fait de travailler dans un pays étranger, avec un climat différent, avec une langue différente… seraient-ce les facteurs qui nous on fait mal interpréter la demande ?
Les barrières sont faites pour être franchies, nous recommencerons donc notre travail en accord avec les demandes du client et les conseils avisés de Ibu TIno, tout en gardant nos idées en thermes de recommandations. Une discussion s’impose tout de même avec notre responsable de stage afin de vérifier si nous avons bien compris les critiques ainsi que le travail que nous devons refaire.
by Fred


dimanche 24 juillet 2011

Nouvelle vague

Nous sommes dimanche soir. Nous avons fini notre projet. Les derniers ajustements se fond demain avec nos chefs juste avant la présentation. Fred est un peu malade mais l'esprit du projet Rafflésie a plu à Dc Tinoek, demain nous essayerons de convaincre. Nous avons appris ce matin que nous allons travaillé sur le parc national Ujung Kulong ! De beaux moments en perspectives mais c'est d'abord Halimun Salak la prochaine destination.
Demain départ pour la jungle pour 3 jours. On vous laisse donc sans nouvelles durant cette aventure mais nous reviendrons ensuite en vous proposant des messages sous un autre format, plus réfléchis moins récité. Nos derniers articles sont de moins en moins intéressants.
L'objectif de ce blog n'est pas de vous lasser mais de faire plaisir !

Même si nous avons déjà débuté une petite réflexion sur ce nouveau format, vos propositions sont les bienvenues !

A très bientôt donc,

Tom & Fred

vendredi 22 juillet 2011

Des arbres et des cages

Mercredi dans la journée nous avons appris que le repas prévu en l'honneur de nos collègues malaisiens sur le départ était annulé. Dommage, Fred avait déjà préparé son plan d'attaque culinaire, histoire de les initier à ce que le Français sait le mieux faire: un bon gueuleton. Remplacement organisé rapido: go to Cibondas , son safari et son jardin botanique.
Levé 5h... normal...Arrivé chez Dc Tinoek: 6h... normal, c'était prévu pour éviter les bouchons. Départ de chez elle 7h... pas normal, génial une fois encore nous aurions pu dormir un peu plus. Fred essaie de ne pas s'énerver, Tom est blasé. Nos réflexes occidentaux ont la vie dur...

C'est pas grave on repart à l'assaut des bouchons.

Pause petit-déjeuner (on avait déjà déjeuner mais on voulait gouter le poridge à l'indonésienne (excellent !)

Nous arrivons enfin dans la jardin botanique de Cibondas, succursale de celui de Bogor mais en mieux. Oui, mieux car en montagne. Le climat est doux, les espaces sont ouverts, les arbres fantastiques et nous visitons les lieux avec un guide de l'Institut des Sciences Indonésiens (le CNRS local).
Nous découvrons les fougères arborescentes. Oui, les arbres que vous voyez ci-dessous ne sont pas des arbres mais des fougères. Des traces du temps des dinosaures...
Fougères arborescentes

Rencontre sur le tronc d'une fougère
Détours par la serre aux orchidées: enjoy !
La montée des marches
Quel est ton nom: 583... Mmmh, nous n'avons pas le catalogue du jardin. Dommage, tu ressembles sacrément au Sabot de Vénus

What's your name?

Une jolie carnivore à piège passif du genre Mepenthes

La serre !
 Et puis les géants vivants:

Du genre Cedrus...
Et puis départ par le zoo avec un visuel sur la zone d'éclosion d'une Rafflésie et décollage pour le Safari...
Vous connaissez les zoos français où on passe en voiture et bien ici c'est la même chose sauf qu'à l'entrée des enfants vous vendent des carottes à donner aux animaux et qu'à l'intérieur c'est pas des animaux exotiques pour eux. Quasiment que du local ou presque...



  Nous avons fini la journée dégouté par le babyzoo ! Zone du parc où on peut être pris avec un animal... complètement endormis par des calmants. On était presque à comprendre Brigitte Bardot!

Après ce passage zoologique, nous mangeons sur place et découvrons que nous devons présenter notre projet pour Lundi... Les reproches par Peta vont bon train, Dc Tinoek est comme à son habitude extrêmement diplomatique mais le message est passé nous sommes trop lent, trop scientifique et trop autonomes pour elles. Nous devons améliorer notre approche du consulting. Le coup est rude car pas totalement compris !
Nous n'avons pas chaumé quand nous le pouvions. Nous n'avions simplement pas compris ce que signifie pour eux une proposition. Nous nous en remettons en se disant qu'elles n'ont pas encore vu notre travail.
Nous nous couchons à 2h avec un rapport de 30 pages en anglais prêt et le design intégral de notre projet.

La suite de l'aventure Rafflésie au prochain épisode mais nous pouvons d'or et déjà vous dire qu'il prendra le weekend et que nous essayerons d'avancer avec nos chefs.

Allez à la prochaine

Tom & Fred

jeudi 21 juillet 2011

Quand on dit rien c'est qu'on bosse... trop?

Jeudi... une sketchup party reprend.
Pour quelques uns de nos lecteurs, sketchup n'a plus de secret pour eux. Pour d'autre, une petite explication s'impose car effectivement c'est un programme informatique et non une sauce tomate bien connu des amateurs de frites et autres produits made in USA. C'est un logiciel de conception 3D, gratuit édité par le big brother de l’informatique: la maison google. Ce logiciel est gratuit mais est adressé à nous autres les débutants ou non professionnel du design. Mais çà retire pas mal d'épine du pied lorsque l'on a envie de faire une petite présentation sympa au client. C'est donc sur ce logiciel que nous avons travaillé. C'était presque un début pour nous donc on a pas mal crié et pesté mais on a finalement réussi à faire quelques trucs sympas:


Passez des journées devant l'écran çà peut être lassant alors pour nous détendre on a regardé... un écran... une série en fait qui allait tout juste bien avec le moment: IT CROWED. Voici un des épisodes que nous avons regardé. Vous avez 20min et vous avez envie de rigoler: Enjoy !