mardi 26 juillet 2011

La barrière de la langue- regards croisés


GTdba,neau uhqduyqUHDh  hdydhtijnudnn jujumimititi pouettepouette rrr…

C’est déconcertant non ? Vous n’avez rien compris ce qui est écris là…
Le langage est notre principal lien à l’autre alors quand il s’altère tout devient plus compliqué, les barrières s’érigent, les non-dits, les frustrations, les malentendus s’installent, les mauvaises interprétations font légion.
Comment ne pas faire ce constat après ces quelques semaines dans ce pays du bout du monde ? Nous vivons au quotidien la barrière de la langue. Cette impression est permanente dés que nous sortons de ce 18m² à demi climatisé. La barrière de la langue est quelque chose de bien réelle et la vivre à outrance, isole.
Nous avons pu l’expérimenter sur des mots d’anglais interpréter de façon différente. L’anglais pratiqué par un français et un indonésien sont marqués par les cultures propres et comment comprendre le même sens pour tous les mots. Dans la même langue, un mot peut avoir plusieurs intonation, plusieurs tonalités, plusieurs sens ou interprétations possibles alors lorsque deux cultures se parlent à travers une langue qui n’est la langue maternelle pour aucune des deux… L’anglais est un outil génial mais difficile à manipuler en nuances et à adapter à d’autres cultures.
Comment ne pas niveler par le bas les échanges et la pertinence des ressentis à exprimer ?
Dans le travail, la barrière de la langue vient se mélanger à nos propres fonctionnements et dysfonctionnements. Dois-je interpréter la phrase qui vient de m’être dit comme un ordre, une recommandation ? Dois-je y voir une reconnaissance de mon travail et simplement un du pour eux étant donné notre niveau ? Toutes ces questions sont difficiles à se poser en direct. Même si le vocabulaire anglais permet de faire des nuances de ce type, il faut l’avoir en bouche au bon moment et surtout il faut avoir les mêmes traductions dans les deux pays. Lorsque l’on voit le dico Français-indonésien, on en doute. Certaines traductions données appartiennent quasiment à l’ancien français. Ainsi sur le moment et même après, toutes les impressions sont possibles, les incompréhensions commencent alors à prendre le dessus. Ainsi par rapport à Dc Tinoek et à Peta, nous avons du mal à nous faire une idée sur ce qu’elles demandent exactement, ce qu’elles pensent de nos travaux.
 by Tom

Le langage.
80% d’un dialogue se fait par les non-dits : attitude, expression faciale, environnement, mais également selon la connaissance que l’on a de son interlocuteur. Ou plutôt de l’image que l’on s’est faite de lui.
Ainsi, une discussion avec une personne inconnue va nous demander un effort supérieur qu’avec une personne connu. Mais à partir de quel moment pouvons nous dire que nous connaissons une personne ?
Apres 1 mois de stage, nous connaissons mieux les personnes du « bureau » (qui n’existe pas par ailleurs, ce qui doit également influencer notre interprétation des discussions), mais pouvons nous considérer que nous parvenons à discuter avec elles en limitant, ou du moins en comprenant les interprétations ?
Pour les deux partis, l’anglais est une langue étrangère, cependant, l’expérience internationale de Ibu Tino et Peta leurs permet de mieux maitriser cette langue désormais commune. Notre compréhension des phrases et de leurs sens est correctes, nous comprenons les sujets abordés et sommes capable d’échanger avec les personnes. Cependant, nous avons été surpris ces derniers jours par ces interprétations et « erreurs » de compréhensions.
Le projet Rafflesie nous a été confié sans deadline ni guidelines. Nous avions présenté les types de travaux que nous étions capables de faire à l’école, nous sommes donc partis dans cette direction. Méthode IMRAD : Introduction, Méthode, Résultat, Analyse, Discussion. C’est donc après 1 semaine intensive de recherche sur la Rafflesie et son hôte que nous avons pu commencer notre rapport ainsi que nos designs. Cependant, nous avons fonctionné de la même façon qu’à l’ITIAPE, de manière autonome.
C’est donc certainement à cause de la barrière de la langue, et donc par l’interprétation des non dits, que nous avons compris que nous devions créer un espace à but scientifique, ludique et pédagogique. Le résultat nous semblait bon pour le temps impartis, cependant, les clients avaient pensés la zone d’une autre manière, disons avec moins de facteurs (réf au CS pour les ITIAPIENS). Sommes-nous réellement allés trop loin ? Avons-nous l’esprit encadré par notre formation (esprit scientifique et technique) ? Le fait de travailler dans un pays étranger, avec un climat différent, avec une langue différente… seraient-ce les facteurs qui nous on fait mal interpréter la demande ?
Les barrières sont faites pour être franchies, nous recommencerons donc notre travail en accord avec les demandes du client et les conseils avisés de Ibu TIno, tout en gardant nos idées en thermes de recommandations. Une discussion s’impose tout de même avec notre responsable de stage afin de vérifier si nous avons bien compris les critiques ainsi que le travail que nous devons refaire.
by Fred


dimanche 24 juillet 2011

Nouvelle vague

Nous sommes dimanche soir. Nous avons fini notre projet. Les derniers ajustements se fond demain avec nos chefs juste avant la présentation. Fred est un peu malade mais l'esprit du projet Rafflésie a plu à Dc Tinoek, demain nous essayerons de convaincre. Nous avons appris ce matin que nous allons travaillé sur le parc national Ujung Kulong ! De beaux moments en perspectives mais c'est d'abord Halimun Salak la prochaine destination.
Demain départ pour la jungle pour 3 jours. On vous laisse donc sans nouvelles durant cette aventure mais nous reviendrons ensuite en vous proposant des messages sous un autre format, plus réfléchis moins récité. Nos derniers articles sont de moins en moins intéressants.
L'objectif de ce blog n'est pas de vous lasser mais de faire plaisir !

Même si nous avons déjà débuté une petite réflexion sur ce nouveau format, vos propositions sont les bienvenues !

A très bientôt donc,

Tom & Fred

vendredi 22 juillet 2011

Des arbres et des cages

Mercredi dans la journée nous avons appris que le repas prévu en l'honneur de nos collègues malaisiens sur le départ était annulé. Dommage, Fred avait déjà préparé son plan d'attaque culinaire, histoire de les initier à ce que le Français sait le mieux faire: un bon gueuleton. Remplacement organisé rapido: go to Cibondas , son safari et son jardin botanique.
Levé 5h... normal...Arrivé chez Dc Tinoek: 6h... normal, c'était prévu pour éviter les bouchons. Départ de chez elle 7h... pas normal, génial une fois encore nous aurions pu dormir un peu plus. Fred essaie de ne pas s'énerver, Tom est blasé. Nos réflexes occidentaux ont la vie dur...

C'est pas grave on repart à l'assaut des bouchons.

Pause petit-déjeuner (on avait déjà déjeuner mais on voulait gouter le poridge à l'indonésienne (excellent !)

Nous arrivons enfin dans la jardin botanique de Cibondas, succursale de celui de Bogor mais en mieux. Oui, mieux car en montagne. Le climat est doux, les espaces sont ouverts, les arbres fantastiques et nous visitons les lieux avec un guide de l'Institut des Sciences Indonésiens (le CNRS local).
Nous découvrons les fougères arborescentes. Oui, les arbres que vous voyez ci-dessous ne sont pas des arbres mais des fougères. Des traces du temps des dinosaures...
Fougères arborescentes

Rencontre sur le tronc d'une fougère
Détours par la serre aux orchidées: enjoy !
La montée des marches
Quel est ton nom: 583... Mmmh, nous n'avons pas le catalogue du jardin. Dommage, tu ressembles sacrément au Sabot de Vénus

What's your name?

Une jolie carnivore à piège passif du genre Mepenthes

La serre !
 Et puis les géants vivants:

Du genre Cedrus...
Et puis départ par le zoo avec un visuel sur la zone d'éclosion d'une Rafflésie et décollage pour le Safari...
Vous connaissez les zoos français où on passe en voiture et bien ici c'est la même chose sauf qu'à l'entrée des enfants vous vendent des carottes à donner aux animaux et qu'à l'intérieur c'est pas des animaux exotiques pour eux. Quasiment que du local ou presque...



  Nous avons fini la journée dégouté par le babyzoo ! Zone du parc où on peut être pris avec un animal... complètement endormis par des calmants. On était presque à comprendre Brigitte Bardot!

Après ce passage zoologique, nous mangeons sur place et découvrons que nous devons présenter notre projet pour Lundi... Les reproches par Peta vont bon train, Dc Tinoek est comme à son habitude extrêmement diplomatique mais le message est passé nous sommes trop lent, trop scientifique et trop autonomes pour elles. Nous devons améliorer notre approche du consulting. Le coup est rude car pas totalement compris !
Nous n'avons pas chaumé quand nous le pouvions. Nous n'avions simplement pas compris ce que signifie pour eux une proposition. Nous nous en remettons en se disant qu'elles n'ont pas encore vu notre travail.
Nous nous couchons à 2h avec un rapport de 30 pages en anglais prêt et le design intégral de notre projet.

La suite de l'aventure Rafflésie au prochain épisode mais nous pouvons d'or et déjà vous dire qu'il prendra le weekend et que nous essayerons d'avancer avec nos chefs.

Allez à la prochaine

Tom & Fred

jeudi 21 juillet 2011

Quand on dit rien c'est qu'on bosse... trop?

Jeudi... une sketchup party reprend.
Pour quelques uns de nos lecteurs, sketchup n'a plus de secret pour eux. Pour d'autre, une petite explication s'impose car effectivement c'est un programme informatique et non une sauce tomate bien connu des amateurs de frites et autres produits made in USA. C'est un logiciel de conception 3D, gratuit édité par le big brother de l’informatique: la maison google. Ce logiciel est gratuit mais est adressé à nous autres les débutants ou non professionnel du design. Mais çà retire pas mal d'épine du pied lorsque l'on a envie de faire une petite présentation sympa au client. C'est donc sur ce logiciel que nous avons travaillé. C'était presque un début pour nous donc on a pas mal crié et pesté mais on a finalement réussi à faire quelques trucs sympas:


Passez des journées devant l'écran çà peut être lassant alors pour nous détendre on a regardé... un écran... une série en fait qui allait tout juste bien avec le moment: IT CROWED. Voici un des épisodes que nous avons regardé. Vous avez 20min et vous avez envie de rigoler: Enjoy !


mercredi 20 juillet 2011

Sketchup Mon amour

Le rendez-vous du jour à Jakata avec le Directeur des questions de biodiversité a été annulé (c'est courant ici, il va falloir s'y faire). Nous passons donc la journée, à l'appartement, à travailler sur notre dossier. Vers 10h, les positions indonésiennes (accroupi, jambes croisées, en lotus...) nous enquilosent les jambes et nous décidons de partir en quête d'une table digne de ce nom. La recherche s’arrêtera rapidement chez Ibu Tino qui nous prête une table de jardin et une chaise. Nous repartons fièrement avec nos outils de travail en main et l’installation peut commencer.
La table!!!

Nous voila donc parés à affronter "Sketchup" et ses méandres en termes de précisions. Placement d'une barre au centre... Non, au centre j'ai dit. AU CENTRE!!! C'est possible oui!!! Bref, après de nombreuses heures de prise de tête, de crises de nerfs ou de fou rires, nous apprenons petit à petit à manier ce logiciel, à découvrir des astuces qui nous permettent de gagner 1h pour le placement d'un objet ou son orientation...
Le mat et ses câbles...

Enfin, "que du bonheur" (expression hautement philosophique qui en fera sourire plus d'un). Ceci étant, à la fin de la journée ou de la nuit peut être, on peut plus lire l'heure, Tom a designé un mat de support de la Tetrastigma et Fred les éléments mobiles de passage . Il nous restera la Pergola et les différentes techniques d'arrosages auxquelles nous avons pensé. Quelques heures de joies en perspective.
On dirait pas comme ça, mais il en faut des heures pour arriver à maitriser les déplacements d'objets!!!

Ce soir nous mangerons un "nazi goreng", qui n'est pas une espèce d'allemand en voie de disparition, mais du riz frit accompagné d'une omelette coupée en petits morceaux et parfumée aux herbes locales. Pas cher et meilleur que les soupes que nous ingurgitons depuis quelques jours (de toute facon nous n'avons plus d'eau en bouteille et le "super marché" est en rupture de stocks). En plus, les vendeurs viennent devant la porte! Quoi de mieux?
Une sortie en forêt!!! Nous réalisons, que depuis 2 semaines que nous sommes là, la nature nous manque. L'air est extrêmement pollué ici, les klaxons empêchent d'apprécier un paysage calmement et le soir, les poubelles sont brulées en plein air, tous les 20m. Bref, vivement la semaine prochaine et notre ballade de 3 jours dans la jungle.

Bien bonne nuit à tous, demain rebelote pour nous...
See you soon

lundi 18 juillet 2011

Les barrières!

Ce lundi nous avions rendez vous avec le ministère des parcs et forêts, Idea et les étudiants malaisiens devaient présenter leurs travail sur le parc d'Halimun Salak. Le projet consistait en l'aménagement d'une zone de 50 ha dans le parc national et avait pour but de créer des équipements mobiliers tels que points d'observations d'oiseaux dans les arbres, maisons dans les arbres dites "tree house", toilettes et autres "facilities" (poubelles, panneaux d'informations, maison d'achat de souvenirs). Du moins, c'est ce que nous avions compris...

Peta nous ayant demandé de porter des tenues "formel", nous avons sortis les chemises et pantalons à pinces. A priori, nous en avons un peut trop fait au goût des autres étudiants. Peu importe, les personnes du ministère et du parc étaient dans leurs uniformes. La présentation débutas par un repas pendant lequel Ibu Tino nous a présenté en indonésien. Au bout d'un moment Fred a cru comprendre qu'une visite du parc s'organisait et quelques secondes après, Ibu Tino nous interpelas et nous demanda si nous serions d'accord pour passer 3 jours dans le parc avec les gardes forestier. "Of course" que nous acceptons. Enfin! Un trekking en pleine jungle!!!

La présentation se fait en indonésien, dommage, nous ne comprenons rien (barrière de la langue), et seule Ibu Tino (la responsable d'Idea) parle et commente le power point pourtant créé avec les étudiants malaisiens. S'en suit une série de questions réponse entre les membres du ministère et Ibu Tino. Elle nous expliquera à la fin que le but principal de ce rendez vous était de faire comprendre aux représentants du ministère qu'avant de penser à créer des aménagements, il est nécessaire de monter une ligne d'action cohérente entre les 51 parcs nationaux que compte l'archipel.

La fin d’après midi se passera dans le "sanctuaire" de la Rafflésie, nous présentons nos réflexions à Ibu Tino qui nous précise à la fin que notre rôle est d’apporter des conseils et des éléments de réflexions au Parc Kebun Raya (jardin Botanique de Bogor). Avec ces conseils, ils devront faire des études plus poussées sur les besoins des végétaux en termes de sol, de supports de culture et autres interactions présentes dans l'écosystème particulier à recréer. Nous "designeront" tout de même les éléments auxquels nous avons pensés, notamment la "main way" et ses barrières, les parties amovibles, les mats de cultures et les réseaux d’arrosages.
Ponton en bambou, entièrement fait main!!!

Nous les quittons relativement perplexe car le travail demandé est pour nous bien avancé. De retour à l'appart, nous nous lançons dans un travail effréné, Tom à la rédac du dossier, Fred au dessin sur Sketchup. Après les didacticiels visionnées sur internet ce matin, la reprise en main du logiciel se fait lentement mais surement. Quand au dossier, les informations ayant déjà été cherchées ces derniers jours,Tom se lance dans la philosophie de la sauvegarde d’espèces végétales, en anglais.

Et voilà, encore une nuit passée à travailler, 1h30 du matin, il est temps d'aller se coucher. Demain, nous rencontrons un groupe de travail de l'UNESCO.

See you soon

Indonesia Express - Rapide Jakarta

La capitale: Jakarta (intra muros: 9millions d'habitants) la "petite couronne" est à une heure de Bogor par le Komuter (un train toutes les 1/2h) ou par l'ekonomic (train où les gens s'installent partout y compris sur le train et entre les wagons).
Jakarta est frappée du triple saut d'un développement non contrôlé, de la dictature passée et de la volonté inconsciente de faire disparaître l'aire hollandaise.
Du quartier des centres commerciaux immenses au quartier chinois, les contrastes sont énormes. Seul vecteur commun: la surconsommation et l'absence de règles. Serions-nous noir sur cette ville? Non, triste d'une situation économique mondiale qui poussent des pays comme celui-ci dans des fonctionnements à l'envers et sans logique alors qu'ils ont tout: les ressources, la nature, la population, la diversité culturelle et les plages splendides. Par contre, les infrastructures sont quasiment absentes.
Peta nous a fait découvrir la nourriture indonésienne qui semble aussi diverses que son nombre d'ethnie.
Mais arrêtons les bavardages, passons à l'image:


Après quelques photos et beaucoup de dégustation, nous repartons à bord de l'ekonomic qui relie Bogor à Depok: démo:

Allez hop, on embarque pour une semaine Rafflesia & meeting internationaux !

Tom & Fred